Les Français et leur budget transports (6)

Les transports

partage par mail

Consultez l’infographie complète « Les Français et leur budget transports »

 

1 – Soumis aux contraintes d’infrastructures de leurs territoires, les modes de transports des Français évoluent peu 

  • Dans cette vague consacrée au budget transports des Français, l’automobile conserve une place centrale dans les habitudes de déplacement. 70 % des Français citent la voiture ou le covoiturage comme moyens de transport les plus utilisés (- 2 points depuis 2017 mais – 6 points depuis 2014). Globalement, les habitudes des Français en matière de transports évoluent peu : 39 % citent principalement la marche pour se déplacer (+ 1 point depuis 2017), 14 % le métro ou le RER (+ 2 points), 13 % l’autobus (stable) et 12 % le vélo (+ 3 points). L’utilisation de chacun des moyens de transport varie fortement selon le type de communes et l’infrastructure à disposition. La voiture est le moyen de déplacement principal de 9 résidents en zone rurale sur 10 (89 %), alors que les Franciliens sont 51 % à utiliser principalement le métro ou le RER (contre 38 % pour la voiture ou le covoiturage).
  • Si les caractéristiques des trajets sont toujours prépondérantes pour le choix du transport utilisé, une partie non négligeable de Français estiment ne pas avoir d’alternative à leur moyen de transport quotidien. 48 % des Français choisissent ainsi le mode de transport le plus pratique à utiliser quotidiennement (- 6 points depuis 2017, – 10 points depuis 2016) et 35 % choisissent en fonction du temps de trajet (- 2 points depuis 2017, – 9 points depuis 2016). Une proportion moindre de Français choisit leur mode de transport principal en fonction du coût (27 %, – 3 points depuis 2017), du confort (24 %, – 1 point) ou de la sécurité (18 %, – 2 points). Malgré une légère hausse, l’impact environnemental des transports compte peu dans le choix des moyens de déplacements au quotidien : 15 % des Français seulement citent l’impact sur l’écologie et sur la pollution, une proportion toutefois en hausse de 3 points par rapport à 2017. Globalement, les Français ont de plus en plus le sentiment de subir le choix de leur moyen de transport quotidien : 35 % d’entre eux déclarent ne pas avoir le choix ou ne pas avoir d’alternative, soit 8 points de plus par rapport à 2017 et 14 par rapport à 2016.

2 – Un décalage important de perception des dépenses en matière de transport : un budget estimé en repli mais le sentiment d’un poste de dépense en hausse

  • Après une forte baisse (- 25 € entre 2016 et 2017), le budget moyen estimé des Français pour les transports se stabilise à 141 € par mois, soit 3 € de moins que l’an dernier. Cette stabilité masque des disparités importantes : alors que les personnes vivant en zone rurale estiment que leur budget a augmenté en moyenne de 20 € (s’établissant en moyenne à 156 €), les habitants de la région parisienne jugent que le leur a baissé en moyenne de 19 € (à 151 €). Dans l’ensemble posséder un véhicule motorisé implique des dépenses plus importantes pour les transports (153 € en moyenne contre 90 € pour les personnes non équipées).
  • Le décalage entre les dépenses estimées et le ressenti de l’évolution de ces dépenses en matière de transport s’accentue fortement. Ainsi bien que le budget mensuel moyen des Français pour les transports soit fortement en baisse depuis la première vague du baromètre en 2012 (- 86 €) et se stabilise par rapport à 2017 (- 3 €), 58 % des Français jugent que ce budget a augmenté depuis l’an dernier (+ 17 points par rapport à 2017). Fortement dépendants de la voiture, 42% des personnes vivant en zone rurale déclarent même que leur budget transport est en forte augmentation (contre 34 % des Français en moyenne). Seule une très faible part des Français déclarent que leur budget a diminué (5 %, stable).

3 – Les enjeux financiers sont primordiaux pour prendre la décision de changer de mode de transport

  • Quand ils estiment l’évolution de leur budget transports pour l’année à venir, une majorité des Français prévoient un montant identique à cette année (56 %, – 8 points). Cependant, en cohérence avec le sentiment que leurs dépenses de transports ont augmenté cette année, près d’un quart des Français déclarent qu’ils vont devoir encore augmenter leurs dépenses de transports durant l’année à venir (24 %, + 7 points), particulièrement les personnes possédant un véhicule motorisé (26 % contre 18 % des personnes n’en possédant pas). Dans un contexte d’augmentation du prix des carburants, une très large majorité des Français qui estiment devoir augmenter leur budget pour les transports cette année l’expliquent par l’augmentation supposée du coût moyen des transports qu’ils prennent le plus (79 %, + 9 points).

A contrario 18 % des Français envisagent de réduire leur budget transports dans le courant  de l’année (stable), cette proportion augmentant chez les personnes disposant de revenus inférieurs à 2 000 euros par mois (25 % contre 14 % des personnes aux revenus plus élevés). Si la première explication de ces Français reste la réduction du nombre de trajets (38 %, – 5 points), des économies sur ce poste de dépense est recherché. 30 % déclarent ne plus en avoir les moyens (- 2 points), 24 % déclarent qu’ils préfèrent consacrer l’argent économisé sur le budget transports à d’autres projets ou activités (+4 points) et 18 % expriment le souhait d’économiser davantage (+ 6 points). De façon plus directement liée au transport, 21 % des Français qui envisagent de réduire leur budget transport déclarent qu’ils vont utiliser un moyen de transport moins coûteux (+ 5 points).

  • Les solutions qui participent à réduire l’impact environnemental des transports sont toujours celles que favoriseraient les Français pour réduire leurs dépenses de transport. Ainsi, 31 % des Français déclarent qu’ils souhaiteraient acheter un véhicule consommant moins et 24 % qu’ils voudraient pouvoir réduire les distances parcourues. Seule une minorité de Français souhaiteraient changer en profondeur leur quotidien, que ce soit en faisant davantage de télétravail (14 %, + 3 points), en changeant leur mode de transport (14 %,+ 3 points) ou en faisant du covoiturage (13 %, stable).
  • Pour inciter à choisir des modes de transports moins polluants l’outil financier apparaît toujours comme le plus efficace. 40 % des utilisateurs de véhicules motorisés déclarent ainsi qu’une participation financière de leur employeur pour l’entretien d’un véhicule moins polluant pourrait les décider à changer de mode de transport (+ 5 points). L’aménagement de pistes cyclables sur le trajet domicile/travail est également évoqué (28 %, – 2 points).
partage par mail

Vos réactions