Les Français et leur budget rentrée

La rentréeNon classé

partage par mail

Consultez l’infographie complète « Les Français et leur budget rentrée » 

 

1. La rentrée des classes représente un coût important dans le budget des familles

En moyenne, les parents d’enfants scolarisés, de l’école maternelle à l’enseignement supérieur, prévoient un budget de 918 € au total pour la rentrée de leurs enfants.

Dans le détail, le budget alloué à chaque enfant augmente avec son niveau de scolarisation. En effet, si les parents interrogés déclarent dépenser en moyenne 200 € par enfant pour chacun de leurs enfants en primaire (192 € pour la rentrée d’un enfant en maternelle, 216 € pour la rentrée d’un enfant en école élémentaire), ce budget double a minima pour les enfants dans le secondaire : 398 € pour un enfant au collège et 643 € pour un enfant au lycée. Enfin, la rentrée d’un enfant dans l’enseignement supérieur est la plus coûteuse : les parents déclarent dépenser en moyenne 1 242 € pour la rentrée de leur enfant étudiant.

o     Pour cette rentrée scolaire, les foyers aisés, c’est-à-dire ayant des revenus supérieurs à 2 000 € par mois dépenseront 1 077 € en moyenne contre 437 € pour les foyers aux revenus moins importants.

o     Logiquement, le budget des familles nombreuses explose : 1 759 € en moyenne pour les familles comptant trois enfants scolarisés contre 586 € en moyenne pour les familles avec un seul enfant scolarisé.

Pour l’achat de fournitures, les Français se montrent organisés et s’y prennent relativement en avance : 74 % s’en occupent pendant l’été ou avant quand 24 % attendent septembre juste avant la rentrée. Ils privilégient particulièrement la grande surface pour acheter les fournitures de leurs enfants (81 %), plutôt que l’achat sur Internet (9 %, mais 19 % chez les parents âgés de moins de 35 ans) ou en papeterie (6 %, 9% en région parisienne).

2. La majorité des parents redoutent les dépenses engendrées par la rentrée

Dans ce contexte où les dépenses liées à la rentrée scolaire sont relativement élevées, les Français ayant des enfants scolarisés ont le sentiment que ce budget « rentrée » est en augmentation (46 %). De manière égale, 45 % estiment que ce budget est stable quand seuls 8 % estiment que ce budget est en diminution.

o     Les personnes issues des catégories populaires déclarent encore plus que ce budget est en augmentation (52 % contre 44 % pour les personnes issues des catégories socioprofessionnelles supérieures). Les parents ayant un enfant au lycée partagent  également ce constat (57 % contre 37 % pour les parents d’enfants en maternelle).

Au final, plus d’un tiers des personnes avec des enfants scolarisés estiment que de manière générale, septembre est le mois où leur foyer dépense le plus dans l’année (36 %).

La capacité à épargner est donc très limitée : 68 % des parents d’enfants scolarisés déclarent ne pas pouvoir mettre de l’argent de côté à ce moment de l’année (contre 59 % des personnes sans enfants scolarisés). Dans cette logique, la majorité des parents d’enfants scolarisés déclare redouter chaque année les dépenses engendrées par la rentrée (60 %), contre seulement 20 % des personnes sans enfants scolarisés.

o     Les parents d’enfants dans l’enseignement secondaire (69 % au collège, 67 % au lycée) et dans le supérieur (63 %) redoutent encore plus les dépenses de la rentrée (contre 41 % pour ceux d’enfants en maternelle). La moitié des parents d’enfants dans le secondaire déclarent d’ailleurs que le mois de septembre est celui où ils dépensent le plus (48 % contre 29 % pour les parents d’enfants en maternelle).

o     Les parents jugeant que leur budget « rentrée » est en augmentation redoutent particulièrement les dépenses de septembre (75 % contre 45 % pour ceux déclarant avoir un budget stable).

Pour maîtriser ces dépenses, les parents d’enfants scolarisés seraient prêts à faire des économies sur le renouvellement de la garde-robe (49 %). Les fournitures se classent comme le 2ème poste de dépenses sur lequel les parents seraient prêts à agir (29 %), devant le matériel informatique (18 %), les activités sportives (17 %), la cantine (16 %) ou encore le transport (15 %).

A l’inverse, certains postes de dépenses restent incompressibles pour les parents. C’est notamment le cas de trois éléments en particulier sur lesquels ils n’ont que peu de marge de manœuvre : la cantine (52 %), les frais de scolarité (52 %) et l’assurance scolaire (44 %).

o     Les parents d’enfants habitant en région seraient encore plus prêts à faire des économies sur la garde-robe (51 % contre 44 % des habitants de la région parisienne). On note également que les femmes préserveraient davantage le budget livres (8 % seraient prêtes à faire des économies sur ce poste de dépenses contre 14 % des hommes).

3. Les études supérieures, un budget important pour lequel les familles optent pour un financement multiple

Alors que le budget rentrée croît avec le niveau de scolarisation de l’enfant, les Français évaluent à 1 472 € le budget moyen pour la rentrée d’un étudiant qui démarre ses études, ce budget prenant en compte le déménagement, le logement, l’équipement, les frais d’inscription, etc. On remarque que l’ensemble des Français interrogés donnent ainsi un budget plus bas pour la rentrée étudiante que les personnes concernées, c’est-à-dire les parents ayant au moins un enfant scolarisé dans l’enseignement supérieur  (1 802 €).

Les études supérieures des enfants sont donc coûteuses. Les parents concernés optent ainsi pour plusieurs sources de financement : l’épargne tout d’abord (65 %), qu’il s’agisse de leur épargne personnelle (64 %) ou de celle des grands-parents (8 %). Dans une moindre mesure, les études sont financées par le travail de l’étudiant (34 %), soit grâce à un travail saisonnier (27 %) soit par un travail étudiant tout au long de l’année (12 %). 29 % citent le fait de bénéficier d’une bourse quand 10 % optent pour un prêt bancaire ou étudiant.

En conclusion, cette étude révèle quelques grands enseignements :

  • Le budget « rentrée » des familles est d’abord lié, sans surprise, au niveau de scolarisation de l’enfant et du nombre d’enfants au sein de la famille. Dans ce contexte, la majorité des parents redoute chaque année les dépenses engendrées par la rentrée. Si le mois de septembre n’est pas perçu par tous comme le mois le plus coûteux de l’année, les parents ne parviennent cependant pas à mettre de l’argent de côté durant cette période.
  • Avec un budget élevé et en augmentation, les parents n’ont que peu de marge de manœuvre pour faire des économies, hormis éventuellement sur le renouvellement de la garde-robe ou les fournitures. On note d’ailleurs que les parents étalent les dépenses pour les fournitures durant l’été ou avant plutôt qu’à la rentrée.
  • Le budget « rentrée » le plus élevé est celui des étudiants. Les parents concernés financent d’ailleurs les études de différentes manières : l’épargne, un emploi de l’étudiant ou encore une bourse.
partage par mail

Vos réactions