Les Français et leur budget logement (4)

Le logement

Une dépense qui pèse lourd dans le budget des ménages

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En 2016, le budget moyen des Français en matière de logement atteint 661 euros par mois (loyer sans les charges ou remboursement d’emprunt immobilier) soit 33 euros de plus que l’année dernière. C’est la plus forte hausse depuis la création du baromètre en 2012.

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Comme lors des précédentes éditions, on observe des disparités importantes entre les différentes catégories de population. Ainsi, les propriétaires dépensent en moyenne 780 euros par mois pour se loger, une somme qui s’élève à 570 euros mensuels pour les locataires. De même, les habitants de la région parisienne (808 euros, +23 euros par rapport à 2015) et les locataires du parc privé (648 euros, +44 euros) ont un budget mensuel moyen plus élevé que les personnes en région (630 euros, +39 euros) et les locataires en HLM (468 euros, +3 euros).

Une dépense souvent jugée trop importante

Environ un Français sur trois (34 %, +5 points) déclare avoir des difficultés à payer son loyer ou son emprunt immobilier. Il s’agit du plus fort taux enregistré depuis la première édition de ce baromètre en 2012. Cette situation touche 49 % des locataires (+4 points) et 23 % des propriétaires (+5 points). 62 % des personnes aux revenus les plus faibles ont du mal à payer leur loyer ou leur emprunt immobilier, un chiffre qui tombe à 16 % chez les personnes aux revenus les plus élevés.

Le taux d’effort moyen, c’est-à-dire le pourcentage du revenu consacré au loyer ou au remboursement d’emprunt, s’établit à 24,3 %, soit une hausse de 1,9 point par rapport à 2015. Dans le détail, ce taux s’élève à moins de 5 % pour 30 % des personnes interrogées, est compris entre 5 % et 24 % pour 17 % d’entre eux, entre 25 et 34 % pour 24 % de l’échantillon et atteint plus de 34 % pour un Français sur quatre. Si les locataires dépensent en moyenne moins que les propriétaires pour leur logement, leur taux d’effort moyen est deux fois plus élevé : 37 % contre 16 %.

Les Français sont 41 % à juger leurs dépenses en matière de logement trop importantes par rapport à leurs revenus soit une hausse de 10 points depuis 2012. Ce chiffre atteint 63 % chez les locataires (+4 points) et 27 % chez des propriétaires (+1 point).

Cependant, environ les deux tiers des Français s’accordent à dire que leur budget logement correspond à la situation géographique de leur habitation (pour 66 % de l’échantillon), à sa surface (64 %) et à sa qualité (63 %).

Un budget qui impacte tous les autres

Le budget consacré au logement pèse en premier lieu sur la capacité d’épargne de 62 % des ménages interrogés (+ 4 points). L’impact de ce budget logement se fait également sentir sur les autres postes de dépenses comme le budget vacances (pour 60 % de l’échantillon, +7 points), l’amélioration du logement (59 %, +7 points), les loisirs au quotidien (55 %, +5 points), l’alimentation (54 %, +7 points), l’habillement (49 %, + 3 points) et la santé (45 %, + 6 points).

Des stratégies d’économies variées

Les personnes ayant du mal à payer leur loyer ou leur remboursement d’emprunts sont 56 % à réduire leurs autres dépenses de consommation (alimentation, habillement, loisirs) pour faire face à cette difficulté. Toutefois, ce chiffre recule de 12 points par rapport à 2015. D’autres stratégies sont également adoptées comme essayer d’augmenter ses revenus (38 %, +4 points), déménager pour aller dans un endroit moins cher (19 %, +1 point), déménager pour un logement plus petit (10 %, chiffre stable), ou encore s’installer en colocation (5 %, -1 point).

Le coût du logement est cité par 47 % des Français comme étant l’un des principaux obstacles lors de la recherche d’un logement (-2 points) suivi par l’absence de logements correspondant aux critères souhaités (27 %, -3 points), les garanties demandées (25 %, +2 points), l’obtention d’un crédit (16 %, +1 point) et la difficulté à revendre son bien pour les propriétaires (17 %, stable)

Là encore on constate des disparités importantes entre les locataires et les propriétaires. Par exemple, le prix du loyer est un obstacle pour 61 % des locataires tandis que le prix d’achat d’un bien l’est pour 39 % des propriétaires. Idem pour les garanties demandées, qui sont citées en obstacle par 41 % (+4 points) des locataires et 14 % des propriétaires (stable).

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